16/09/2010

21 octobre 1965 - St Georges, Minnesota, Etats-Unis

St Georges, Minnesota, Etats-Unis ; 
21 octobre 1965 

« Le 21 octobre 1965, ma femme, mon fils, âgé de 17 ans, M. et Mme …, de Gaylord, Minnesota, et moi-même, rentrions d’une partie de chasse aux Minnesota River Bottoms, près de New Ulm, Minnesota. 

Aux environs de St Georges (1.5 km à l’ouest et 1.5 km au nord), nous aperçûmes un grand objet brillant de couleur orange, suspendu dans le ciel. Nous allions vers le nord. L’objet planait, à une altitude d’environ 700 mètres et à une distance d’environ 300 mètres sur la gauche. 
La luminosité de l’objet passa de l’orange clair au blanc éclatant, puis revint à l’orange. On aurait dit des pulsations engendrées par une forme d’énergie. Il était exactement 18h10. 
Nous avons observé cet objet en train de planer pendant cinq bonnes minutes. Puis nous sommes remontés en voiture, nous nous sommes rapprochés et sommes ressortis une fois de plus pour l’observer. 
Je pris mon appareil et fis une photo de l’étrange chose. Puis, comme nous regardions toujours, elle se mit en mouvement en allant contre le vent (le vent soufflait du nord-est) sur une distance de plusieurs centaines de mètres, s’arrêta quelques secondes, puis fit un démarrage foudroyant et fila au-dessus de nous vers le sud-est. 
Je ne suis pas un expert en vitesse aérienne, mais j’estime que l’objet, en passant de l’immobilité à sa pleine vitesse, a dû accélérer jusqu’à 1 000 km à l’heure. Comme il filait au-dessus de nous, nous avons pu entendre un son plaintif et aigu, mais aucun bruit de moteur. 
La luminosité de l’objet, pendant qu’il nous survolait, continua de palpiter en passant de l’orange au blanc, puis à une lueur rouge terne. Il disparut dans le ciel nocturne. 
C’était un beau soir clair, sans aucun nuage ; deux étoiles seulement étaient visibles, l’Etoile du berger et une autre très pâle. Elles étaient à droite de l’objet. On ne les voit pas sur la photographie ci-inclus, mais elles sont apparentes sur ma diapositive couleur. 
J’utilisais un appareil Kodac Instamatic 804, chargé d’un film Ektachrome 126-20. Le temps de pose était de 1/60 sec., la mise au point faite sur l’infini. 
Je serais heureux de fournir toute information additionnelle et de répondre à toutes les questions que vous pourriez vouloir me poser au sujet de cet OVNI.
Je vous serais reconnaissant de me retourner la photographie avec une réponse concernant l’éventuelle identification de l’objet. » 
L’auteur de cette lettre était le shérif adjoint Arthur Strauch. La diapositive a mérité un rapport d’analyse du laboratoire photographique de l’U.S. Air Force extrêmement sommaire. L’expert déclara que « la source lumineuse ne fournissait pas assez de données pour permettre l’interprétation du document ». Le Projet Livre bleu élimina le cas comme trop pauvre en informations. 
De son côté, Philip Klass a entrepris une enquête poussée auprès des témoins qui, croyait-il, avaient fabriqué toute l’affaire. En dépit d’un fort préjugé négatif vis-à-vis des OVNI, il conclut de l’authenticité de l’expérience et de la photographie. Cet enquêteur estime cependant que l’objet représente non pas un OVNI, mais un plasma, phénomène atmosphérique électrique rare, assez analogue à celui de la capricieuse foudre en boule. Philip Klass propose même d’identifier tous les OVNI comme des plasmas. Le Dr James McDonald a démontré les nombreuses imperfections de ce modèle théorique qui ne respecte pas les caractéristiques du phénomène. Entre autres choses, les plasmas sont instables et évanescents. Leur durée est de l’ordre de quelques secondes, alors que les OVNI se manifestent pendant des laps de temps allant en moyenne de 2 minutes à un quart d’heure et, dans certains cas rares, jusqu’à plusieurs heures. 
Selon certains physiciens, c’est d’une autre manière que la physique des plasmas peut nous aider à comprendre les OVNI. Des rapports d’observations comme celui d’Arthur Strauch et d’autres où l’objet perd sa lumière première pour révéler une masse d’apparence métallique semblent établir plutôt que l’OVNI, en se déplaçant, entraîne une ionisation de l’air qui l’entoure. La luminosité de l’objet et cette palpitation de couleurs sont en effet caractéristiques d’une masse d’air dont les particules sont électriquement chargées. Il y aurait une relation entre cette ionisation de l’air et le mode de propulsion de l’OVNI. Jean-Pierre Petit, chercheur au CNRS, Auguste Meessen, professeur de physique théorique à l’Université catholique de Louvain, semblent avoir ouvert une voie prometteuse dans ce domaine jusqu’ici fort controversé. Sans s’aventurer comme d’autres dans des spéculations qui ne s’appuient sur aucun fait (antigravitation, etc.) et tout en respectant les principes de la mécanique classique, ces deux ufologues parviennent à expliquer bon nombre des mouvements des OVNI, leurs manœuvres incroyables, l’absence de « bang » à des vitesses supersoniques. Le mécanisme de propulsion qu’ils proposent, en se référant à la magnétohydrodynamique, est théoriquement acceptable. Des expériences en laboratoire en démontrent le bien-fondé. S’il demeure encore pour nous technologiquement inaccessible, il a le mérite de coller avec une grande part des détails observés par les témoins. 
Deux champs de force perpendiculaires seraient à l’œuvre, l’un électrique, l’autre magnétique. Le premier produirait cette ionisation de la masse d’air ambiant. La force magnétique, elle, mettrait en branle les particules d’air électrisées. 
De nombreuses observations mentionnent par ailleurs l’existence d’effets remarquables qui semblent indiquer que le champ magnétique au voisinage des OVNI acquiert une intensité de valeur fantastique. 

La photo arrive prochainement

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