16/09/2010

25 août – 2 septembre 1951 - Lubbock, Texas, Etats-Unis

Lubbock, Texas, Etats-Unis ; 
25 août – 2 septembre 1951 

Des centaines de gens ont vu ces lumières et, parmi eux, un groupe de professeurs du collège technique de la ville qui purent les observer à loisir à plusieurs reprises. Un jeune photographe en fit quatre clichés dont l’authenticité ne fait aucun doute. Le capitaine Edward J. Ruppelt, directeur de la commission officielle d’enquête d’alors (Nouveau Projet Rancune), interrogea bon nombre des principaux observateurs. 

Les lumières furent aperçues la première fois au soir du 25 août. Le lendemain, le groupe d’observateurs s’adjoignait un professeur de géologie canadien qui fit le récit suivant : 
« il y avait là le docteur Robinson, professeur de géologie au collège technique du Texas, le docteur Oldberg, chimiste, et le docteur Ducker, qui était à la tête du département des industries du pétrole. J’étais également présent, ainsi qu’un autre professeur de géologie, le docteur John Brand. Nous étions assis dehors, en face de la maison, et nous regardions le ciel pour être certains de ne pas les manquer parce qu’ils avaient dit qu’elles passaient très vite et qu’il fallait donc exercer une surveillance serrée. Si nous ne gardions pas les yeux braqués sur le ciel, si nous regardions ailleurs, elles pouvaient très bien nous survoler en passant inaperçues. Nous restâmes longtemps assis à observer le ciel et nous étions fatigués quand, soudain, nous vîmes les objets pour la première fois un peu avant qu’ils se trouvent juste au-dessus de nous. J’estime qu’ils étaient peut-être à 10 ou 20 degrés par rapport au nord. Ces objets allaient si vite qu’il est difficile de dire au juste combien ils étaient. Nous ne savons pas s’il s’agissait d’un groupe d’objet ou s’il s’agissait des lumières d’un seul et unique objet. 
Ils semblaient être de la taille d’une assiette et ils avaient une couleur bleu-verdâtre, légèrement phosphorescente. Ils étaient plus petits que la pleine lune à l’horizon mais auraient pu avoir le diamètre de la lune à son zénith. Je crois qu’il devait bien y avoir douze ou quinze de ces lumières. Elles étaient groupées et se déplaçaient parfaitement ensemble, aussi nous ne savons pas s’il s’agissait d’objets différents se déplaçant à la même vitesse ou d’un seul objet émettant plusieurs lumières. 
Elles passèrent à une telle rapidité et nous prirent tellement par surprise que nous regrettâmes de ne pas avoir plus de temps pour mieux les voir. Mais nous les vîmes tous les cinq, nous comparâmes nos observations et je ne crois pas qu’il y ait eu de contradictions dans nos descriptions. Nous vîmes tous la même chose. Je crois qu’elles ont mis entre deux ou trois secondes à nous survoler, certainement pas plus, mais nous ne pouvons pas déterminer maintenant ce laps de temps avec certitude. De même, il ne nous est pas possible de dire à quelle hauteur elles se déplaçaient et quelle était leur taille, nous n’avions aucun point de référence. 
Des gens ont suggéré plus tard qu’il s’agissait simplement d’une réflexion des lumières de la ville sur les poitrines d’oiseaux en vol. Ces objets étaient trop grands pour représenter d’autres oiseaux que de très grands canards ou des oies. Je suis un chasseur de longue date et ne je connais aucun oiseau qui pourrait voler de si près et si vite et qu’on n’entendrait pas. Cette chose ne faisait aucun bruit, absolument aucun. 
Autant que je puisse me souvenir, et autant que je puisse dire, les objets étaient parfaitement circulaires. Nous ne savons pas s’ils avaient une forme discoïdale ou sphérique, mais, à en juger par la partie visible, je suis sûr qu’ils étaient parfaitement ronds. Une réflexion d’oiseau ne donnerait pas une image aussi ronde. Pour aller à cette vitesse et disparaître si vite, des oiseaux auraient dû voler excessivement bas. Et nous aurions dû entendre les bruits que font des oiseaux. Il n’est pas facile de décrire la sensation que nous donna ce spectacle, c’était quelque chose qui donnait le frisson. » 
Dans la soirée du 31 août, Carl Hart, un jeune photographe expérimenté, fit quatre clichés des objets. Il les offrit au Lubbock Morning Avalanche qui lui paya entre 7.50 et 10 dollars. Cependant, le photographe attitré du journal tint à faire une expérience de contrôle. Il se posta la nuit sur un toit avec son appareil réglé à f. 4.7 et 1/10 sec. (Carl Hart avait opéré à f 3.5 et 1/10 sec.) 
« Il attendit quelque peu et un groupe d’oiseaux passa au-dessus. Ils étaient visibles à la lumière des lampes à vapeur de mercure qui éclairent les rues de Lubbock. Il déclencha l’appareil alors que les oiseaux le survolaient. Le photographe déclara qu’il savait qu’il s’agissait d’oiseaux avant de faire le cliché, parce qu’il pouvait voir faiblement leur silhouette. Ils volaient dans une formation en V désordonnée, en silence, ce qui est inhabituel pour des canards ou des oies, si c’en était. Il développa les négatifs et jugea l’image tellement pauvre qu’il n’était pas possible d’en tirer une épreuve. 
Le lendemain soir, il refit l’expérience avec un Kodak Reflex réglé à f. 3.5 et 1/10 sec., un film Super XX, une lampe # 22 et un réflecteur ; les résultats furent les même. M. … décida que, d’après son expérience, il était dans une bonne disposition pour fixer le maximum de lumière se reflétant sur des oiseaux en train de passer au-dessus de lui. En conséquence, il est convaincu que quels que soient les objets pris par M. hart, ceux-ci devaient avoir une luminosité plusieurs fois plus grande que celle des oiseaux qu’il tenta sans succès de photographier. » 
Que penser de la théorie des oiseaux, qui fut, finalement adoptée par le capitaine Ruppelt ? Elle a pour elle la présence vérifiée d’oiseaux migrateurs dans le ciel de Lubbock à l’époque des observations. Mais les professeurs ont assisté une bonne douzaine de fois au phénomène. Comment auraient-ils pu, ne serait-ce qu’à une occasion, ne pas distinguer quelque chose de la silhouette d’un canard ? Et que dire de la vitesse exceptionnelle des « volatiles », qu’ils réussirent à établir à 100 km à l’heure lors d’une autre observation que celle dont fait état la lettre du professeur de géologie ? Très improbable pour des oiseaux migrateurs, conclurent les enquêteurs officiels : « il est vraisemblable que la vitesse angulaire était en fait moindre. » 
Reste un incident font la commission n’a tenu aucun compte, mais qui est pourtant consigné dans le rapport. Il impliqua Mme Ducker, la femme de l’in des cinq professeurs, « qui, selon beaucoup de gens, est une personne très calme. Le professeur Ducker déclara qu’elle entra en courant dans la maison, au crépuscule, très excitée. Comme elle est d’habitude des plus calmes, son émotion était frappante. Elle dit qu’elle avait vu un très grand appareil ailé passer sans bruit au-dessus de la maison. Elle ne pouvait pas le décrire davantage. Le professeur Ducker, hélas, ne put pas se rappeler exactement quand l’incident eut lieu parce qu’il l’écarta comme une chose trop fantastique. (Note : presque identique à l’observation du 25 août 1951 à Albuquerque, Nouveau-Mexique). » 
L’évènement auquel se réfère la parenthèse de l’enquêteur avait consisté en l’apparition d’une « sorte d’aile volante » silencieuse, en forme de V, qui avait survolé la maison de deux témoins, à 425 km de Lubbock, soit 20 minutes exactement avant que les professeurs fussent pour la première fois les témoins du bizarre spectacle des lumières de Lubbock. Selon les gens d’Albuquerque, l’aile volante était rayée sur toute sa longueur de bandes noires. A l’arrière, six à huit paires de lumières bleuâtres l’éclairaient faiblement. 

Le scan des photos arrive prochainement.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire