Van Horne, Iowa, Etats-Unis - 12 juillet 1969
Dans la nuit, une étudiante de 16 ans aperçoit de la fenêtre de sa chambre un objet qui survole les champs de soja de son père et fonce en direction de la ferme en emplissant la quiétude nocturne d’un grondement semblable à celui d’un avion à réaction. Elle réveille sa cousine, qui est tellement effrayée par ce spectacle qu’elle regagne son lit aussitôt en se cachant sous les draps. L’objet passe juste au-dessus du toit de la maison. D’un gris sombre métallique, il a la forme d’un bol peu profond renversé. Une bande de lumière rouge-orangé court sur toute sa circonférence, aux deux tiers environ de sa hauteur à partir de la base et permet d’en distinguer les contours. Son diamètre apparent est égal à trois ou quatre fois celui de la pleine lune.
Les parents, qui dorment à l’étage en dessous, ne sont pas réveillés par le bruit de l’OVNI. C’est parce qu’elle n’était pas encore assoupie que leur fille peut assister au phénomène. L’observation dure quelque deux minutes.
Le lendemain, un dimanche, le fermier n’en croit pas ses oreilles lorsque les adolescentes racontent leur abracadabrante histoire. Il estime qu’elles ont été victimes d’une hallucination.
Une pluie légère tombe durant la nuit. Le lundi, le cultivateur se rend à son champ de soja afin de voir si le sol ne s’est pas trop gorgé d’eau pour qu’il le travaille. Il découvre alors avec étonnement une zone dévastée qui n’existait pas lors de sa dernière inspection, soit la veille de l’observation.
La trace est parfaitement circulaire. Les plants de soja y sont flétris. Leurs feuilles pendent, mais les tiges ne sont pas rompues, comme si l’aire avait été exposée à une forte chaleur. Tout autour, le soja est resté sain. Il semble donc que l’OVNI soit descendu à la verticale, sans se poser, puis soit reparti comme les coupoles de Langenbourg.
Peu après, les médias s’emparent de l’affaire et le Dr Hynek aura toutes les peines du monde à mener son enquête. Le fermier, qui souffre de cette publicité, craint qu’on ne boulverse les adolescentes. Il accepte cependant de répondre aux questions de l’ufologue. Indubitablement, l’affaire ne présente aucun intérêt pour lui. La thèse d’un coup monté est à écarter d’emblée. On imagine mal quel avantage il pourrait y avoir pour un cultivateur si soucieux de l’anonymat à aller ainsi détruire une portion de son champ.
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